Un club amateur à l'honneur : les cadets de l'entente Merignac-Eysines

Dernier match de la phase aller de cette saison 23-24 de TOP 14 ! Les cadets de l'entente Merignac-Eysines endosseront le rôle de ramasseurs de balles. En tribunes, leurs éducateurs et d'autres jeunes licenciés seront également présents, ainsi que de jeunes UBB Kids by McDonald's qui accompagneront les joueurs sur le terrain. C'est l'occasion rêvée pour vous les présenter !


Les cadets de l'entente Mérignac-Eysines

Fiche d'identité des deux clubs :

LEURS DEVISES :

"LES FAISANS DE BRETTES" AS Mérignac Rugby
"PEG PLAISIR ENVIE GAGNE" Etoile Sportive Rugby Club

Noms des clubs : AS Mérignac Rugby et Etoile Sportive Rugby Club
Date de création des clubs : 1994 et 1921
Ville de résidence du club : Mérignac et Eysines
Niveau de la catégorie sénior des clubs : Fédéral 2 et Régional 2

Nombre de licenciés

École de rugby : 240 et 69
Jeunes :
 105 et 4
Seniors : 80 et 65
Féminines : 2 et 0

Salariés : 6 et 1
Bénévoles :
 30 et 10

Une communauté d’intérêts

par Gérard Piffeteau

Depuis le début des années 80, la question taraude tous ceux qui ont observé l’évolution du rugby dans la métropole bordelaise. Comment le club de Mérignac adossé à une ville aéroportuaire en essor permanent, classé au troisième rang de l’ex région Aquitaine en terme de population derrière Bordeaux et Pau, longtemps dirigée par une personnalité de dimension supérieure, Fernand Sampiéri, lequel s’entoura au fil des épisodes de plusieurs présidents reconnus pour leur puissance de feu économique. Comment donc ce club a pu laisser passer le train du progrès sans parvenir à s’installer en première classe. Vous trouvez qu’on exagère ? Alors notez plutôt que d’abord Bernard Lemaitre présida l’association. Le même qui aujourd’hui préside aux destinées du RC Toulon. Son premier tour de force retentissant, recruter à Bègles le centre international Jean Trillo. Plus tard c’est Jean-Manuel Bajen, chef d’entreprise XL, qui releva le défi de l’élite avec une équipe entraînée par le renommée Michel Couturas et dont la première ligne était composée de Simon-Berbizier-Seigne. On vous épargne la liste des célébrités qui complétaient le collectif. L’histoire se voulait brillante, elle s’acheva très vite en tourments.

Aujourd’hui, nous parlons de l’AS Mérignac Rugby depuis sa séparation d’avec le SAM omnisports en 98, présidée par le jeune dirigeant David Darquier qui s’avoue en mission de redonner au club un peu de son standing d’antan. La route sera longue depuis l’étage de la Fédérale 2 mais les Mérignacais ne sont plus seul. Ils sont associés au club voisin d’Eysines que préside Jonathan Ganet pour optimiser la politique de formation préalable à la performance. L’Entente Mérignac Eysines se décline de l’école de rugby aux cadets, ceux la même qui vont jouer ce week-end le rôle très valorisant de ramasseurs de balles autour du match UBB – Stade Français. Jonathan Ganet qui est aussi le responsable de l’école de rugby eysinaise en rassemblement avec celle de Mérignac que dirige Claude Bricou, ne cache pas son plaisir : « je suis un fan de ce genre d’opération avec Cœur de rugby. Les enfants vont être au plus près d’un terrain professionnel et des joueurs. Pour eux c’est magique. C’est une récompense pour les jeunes mais aussi pour leurs éducateurs. »

Là où l’évolution des effectifs envoyait des signaux faibles, le rassemblement a créé un élan pour atteindre 200 enfants, 80 côté Eysines, 120 chez le voisin. « Le travail sur le terrain a porté ses fruits, déclame Jonathan Ganet. Nos éducateurs œuvrent ensemble, c’est une vraie communauté. Nos cadets évoluent en Régional 1 et le but consiste à les voir accéder au championnat national. Actuellement la question se pose de scinder l’école de rugby, des Babys au U12, pour travailler plus efficacement. Autre piste de réflexion, nous souhaitons prolonger l’entente sur les juniors. »
A l’ouest de l’agglomération bordelaise l’avenir se joue dans ce mariage de raison que les cadets eysinais et mérignacais symboliseront autour d’un évènement de prestige dont l’UBB sera reine.