Assia Khalfaoui (Lionnes) : On espère que ce stade va continuer à nous porter chance !

Avant le choc qui opposera les Lionnes à leur dauphin de la poule 1, Montpellier, samedi après UBB - Perpignan, la pilier droit bordelaise Assia Khalfaoui nous parle de ses débuts, de ses capes en équipe de France et de leurs adversaires du jour. 


Assia Khalfaoui lors du match face au Stade Rennais. Crédit photo : Didou17.photos

Bonjour Assia, on va commencer par tes débuts, qu’est-ce qui t’a amené à faire du rugby ?
J’avais 7 ans et je cherchais simplement un sport à pratiquer. Mon frère faisait déjà du rugby et un jour, sans prévenir mes parents il m’a emmené à l’entraînement tout simplement ! Et ça m’a plus directement.

Tu as réussi à allier le rugby et les études, à quel moment tu t’es dit que la dimension pro commençait à devenir de plus en plus importante ?
Je suis très compétitrice, j’adore me challenger. À partir du moment où tu fais quelques sélections assez jeunes et que tu vois les pro féminines ou les garçons porter le maillot national, tu te dis « et pourquoi pas moi ? ». Tu as envie de rêver, tu te donnes les moyens pour, tu travailles à fond pour y arriver, c’est vraiment en me challengeant et en voyant les équipes de France que je me suis motivée à en arriver là.

Que fais-tu en dehors de ta carrière rugbystique ?
Je faisais un BTS MCO, mais avec les Coupes du Monde et les Six Nations j’ai dû m’arrêter pour reprendre plus tard de façon plus adaptée, comme une formation en distanciel par exemple.

Tu es arrivée chez les Lionnes à 18 ans, avant cela tu es passée par Agen, comment as-tu été approchée par le Stade Bordelais ?
Le manager des Lionnes à l’époque s’occupait aussi des sélections jeunes. Quand j’étais en cadettes à Agen il m’a appelé pour discuter, pour visiter le club. J’y suis allée, je me suis bien sentie ici et c’est comme ça que j’ai décidé de rejoindre les Lionnes.

Comment te sens-tu à Bordeaux ?
C’est une ville étudiante, une grande ville où il y a toujours des choses à faire. Je m’y plais vraiment.

Tu as un poste de pilier droit, quels sont les aspects les plus importants de ce poste selon toi ?
À l’heure actuelle, on demande de plus en plus aux piliers d’être modernes, de porter davantage de ballons et de se déplacer plus et plus rapidement sur un terrain. En parallèle, cela reste aussi un travail sur la mêlée sur les mauls et lifts en touche, sur les phases de rucks.. C’est un poste qui demande des qualités de puissance, d’habilité et de mobilité.

Tu as toujours su que c’était un poste vers lequel tu allais te diriger, où est-ce que tu as commencé sur un autre poste puis tu as été dirigé par tes entraîneurs ?
Mon frère était pilier donc c’est certain que ça m’a un peu aidé. Au tout début je jouais 2e ligne et pilier droit. Mais j’ai toujours su que pilier était mon poste et que j’aimais beaucoup ça aussi.

Tu as été appelée dans le groupe des 42 pour les Six Nations, tu as joué la Coupe du Monde 2022, à ton âge c’est déjà une belle carrière qui commence. Quel est ton meilleur souvenir en bleue ?
Cela restera quand même ma première cape pendant les Six Nations l’année dernière à Grenoble ! C’était un match très intéressant dans un stade rempli ! Des émotions intenses que je n’oublierais pas.

 

Vous vous êtes déplacées au Stade Rennais, elles sont 5e et ensuite vous recevez Montpellier en baisser de rideau pour UBB – Perpignan, cette saison est complètement différente de la saison dernière, sens-tu que votre jeu est entré dans une nouvelle dimension ?
On a eu beaucoup de nouvelles arrivées qui contribuent à l’évolution de l’équipe. Pas mal d’internationales nous ont rejoint aussi, je trouve que cela nous aide à gratter un peu plus de détails dans notre jeu. Le groupe des Lionnes a sincèrement évolué et aujourd’hui on se rend compte de ce dont on est capable. Qu’on a un objectif et qu’en se donnant les moyens, on peut aller chercher ce titre. Le cap a surtout été passé mentalement dans ce groupe, un réel dynamisme est né et c’est ce qui va faire qu’on va aller au bout.

Dans le groupe, tu es plutôt du genre à lever un peu la voix ou plus en retrait dans le vestiaire ?
Il m’arrive de prendre la parole pour donner des petits conseils ou motiver, ça dépend du moment. J’aime motiver mes camarades mais je ne suis pas du genre à prendre la parole tout le temps.

Qu’est-ce que ça te fait de jouer à Chaban ?
C’est toujours un honneur, Chaban Delmas c’est un très gros stade dans le monde du rugby français. Ça apporte une petite touche d’adrénaline avant les matchs et c’est une fierté pour les Lionnes de jouer là-bas. Les deux fois où on a joué à Chaban se sont très bien passées, on espère que contre Montpellier ce stade va continuer à nous porter chance et qu’il y aura du monde !

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